Enquête du Dr Frédéric Gréco – mai 2021

Le Dr Frédéric Gréco lance une enquête auprès des personnes électro hypersensibles (EHS)  et chimicosensibles (MCS). Il se propose d’étudier la possible prévalence de la maladie migraineuse au sein de la  population de patients électrohypersensibles et met à disposition un questionnaire.
Toutes les personnes qui souffrent d’électrohypersensibilité et qui souhaitent participer à cette étude trouveront ci-dessous une note d’information et le questionnaire :         

Note d’information


Questionnaire-migraine-EHS  

Il suffira de remplir ce questionnaire et le transmettre à l’adresse mail suivante :

pmehs@protonmail.com   ou    pmehs1@protonmail.com (si la première est saturée)

ou encore par voie postale à l’adresse suivante :

Docteur Frédéric GRECO, Département d’Anesthésie Réanimation Gui de Chauliac, Hôpital Gui de Chauliac, 80 avenue Augustin FLICHE, 34295 Montpellier cedex 5. 

 

Article du Pr BELPOMME et IRIGARAY dans International Journal of Molecular Sciences

14 avril 2020

L’électrohypersensibilité en tant que trouble pathologique neurologique nouvellement identifié et caractérisé : Comment la diagnostiquer, la traiter et la prévenir ( l’article concerne aussi la chimicosensibilité )
Electrohypersensitivity as a Newly Identified and Characterized Neurologic Pathological Disorder: How to Diagnose, Treat, and Prevent It

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7139347/

Résumé :

Depuis 2009, nous avons constitué une base de données qui comprend actuellement plus de 2000 cas d’électrohypersensibilité (EHS) et/ou de polysensibilité chimique (MCS) autodéclarés. Cette base de données montre que l’EHS est associée à la MCS dans 30 % des cas, et que la MCS précède l’apparition de l’EHS dans 37 % de ces cas associés à l’EHS/MCS. L’EHS et la MCS peuvent être caractérisées cliniquement par un tableau symptomatique similaire, et biologiquement par une inflammation de bas grade et une réponse auto-immune impliquant des auto-anticorps contre la O-myéline. En outre, 80 % des patients atteints de EHS présentent un, deux ou trois biomarqueurs de stress oxydatif détectables dans leur sang périphérique, ce qui signifie que, globalement, ces patients présentent un véritable trouble somatique objectif. De plus, en utilisant la tomosphygmographie cérébrale par ultrasons et l’échographie Doppler transcrânienne, nous avons montré que les cas présentent un défaut dans l’hémodynamique de l’artère cérébrale moyenne, et nous avons localisé une déficience de l’index pulsométrique tissulaire dans la zone capsulo-thalamique des lobes temporaux, suggérant l’implication du système limbique et du thalamus;

Dans l’ensemble, ces données suggèrent fortement que l’EHS est un trouble neurologique pathologique qui peut être diagnostiqué, traité et prévenu. Comme l’EHS devient un nouveau fléau mondial insidieux qui touche des millions de personnes, nous demandons à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’inclure l’EHS en tant que trouble neurologique dans la classification internationale des maladies.
Mots clés : électrohypersensibilité, sensibilité chimique multiple, maladie neurologique, stress oxydatif, mélatonine, O-myéline, inflammation, histamine, radiofréquence, extrêmement basse fréquence, champs électromagnétiques

 

Points forts de l’article du Pr BELPOMME : notre pathologie est neurologique (et environnementale)

Le Professeur Belpomme et son équipe ont publié ce mois de mars 2020 dans la revue Journal of Molecular Science un article intitulé  « Electrohypersensibilité une nouvelle pathologie neurologique identifiée : comment la diagnostiquer, la traiter, et la prévenir » Cet article est une demande faite à l’OMS d’inclure l’électrohypersensibilité comme une pathologie neurologique distincte dans la classification internationale des maladies.

Après avoir retracé l’historique de l’EHS, et rappelé qu’après avoir constitué une base de données reposant sur la prise en charge de plus de 2000 patients il est apparu que l’EHS et le MCS étaient deux aspects d’une même maladie. Les critères diagnostiques étaient ensuite décrits :

Au niveau clinique, des symptômes isolés tels que des maux de tête, des acouphènes, des vertiges ou des troubles cognitifs, bien qu’ils puissent être mentionnés par les patients comme étant dus à une exposition aux CEM ou à des produits chimiques, ne sont en effet pas suffisants pour que le diagnostic soit posé, car ils peuvent refléter une autre pathologie.

Les arguments cliniques évoquant l’EHS pourraient néanmoins être les suivants :

(1) l’absence de pathologie connue expliquant les symptômes cliniques observés

(2) l’association caractéristique de symptômes tels que ceux que nous avons identifiés, avec l’association de maux de tête, d’acouphènes, d’hyperacousie, de vertiges, de perte de mémoire immédiate et le déficit d’attention/concentration étant le plus caractéristique et le plus reproductible

(3) la reproductibilité des symptômes lors d’une exposition aux CEM.

(4) la régression ou disparition des symptômes après arrêt de l’exposition aux CEM

(5) la possible association avec une MCS, comme nous l’avons montré, cette dernière association pouvant être le meilleur critère clinique pour le diagnostic d’EHS.

Toutefois, comme bon nombre de ces critères cliniques sont subjectifs et ne sont pas adaptés à une évaluation objective, ainsi, pour conforter établir le diagnostic, parmi les marqueurs biologiques, l’histamine élevée dans le sang est actuellement le meilleur marqueur disponible en l’absence d’allergie connue.

De plus, la détection dans le sang d’une augmentation des protéines S100Béta et les biomarqueurs liés au stress oxydatif tels que le Glutathion oxydé (GSSG) et le NiTroTyrosine (NTT) peuvent également constituer des éléments objectifs contribuant au diagnostic.

Il faut cependant noter que dans 30 % des cas, il n’y a pas de biomarqueurs positifs détectables dans le sang ; ainsi, en plus de la disponibilité de critères cliniques, le diagnostic de l’EHS pourrait être établi à l’aide de techniques d’imagerie, telles que l’IRM fonctionnelle et si possible l’encéphaloscan.

L’interrogatoire du patient, les examens biologiques et radiologiques permettent de confirmer le diagnostic d’EHS chez près de 90% des patients se déclarant électrosensibles.

Le traitement comprenant la protection vis-à-vis du rayonnement électromagnétique et des produits chimiques , d’une part et la prise de vitamines, d’antioxydant, d’antihistaminiques, du ginkgo biloba et de la papaye fermentée d’autre part, permettait une amélioration du seuil de tolérance.

L’ensemble de ces éléments plaident pour une pathologie neurologique qui doit être inscrite à la classification internationale des maladies.

 

2015 Revue Environnemental Health             Martin L. Pall
Les preuves scientifiques contredisent les résultats et les hypothèses du Comité de 
sécurité canadien les micro-ondes agissent par l’activation du canal calcique 
dépendant du voltage et induisent des impacts biologiques à des niveaux 
dexposition non thermiques, confirmant le changement de paradigme de l’action 
des champs électromagnétiques de basse fréquence/micro-ondes